Si vous êtes venu sur mon blog, je suppose que ce n'est pas par hasard, ou alors je n'ose même pas imaginer les labyrinthes informatiques qui vous ont conduit jusqu'à mes lignes. Car ici je ne vais pas parler d'actualité, de débat ou de tous ces sujets qui défraient la chronique sans ne causer plus que quelques vaguelettes à la surface de mon petit monde intérieur.
Ici, je parle de moi. Pas de ce que vous pouvez trouver sur ma carte d'identité, sur un quelconque registre. Pas de nom, pas d'image, seulement des sentiments en pagaille, et mes passions en toile de fonds.
Commençons par le commencement, par quelque chose que j'aime depuis que j'ai 10 ans : ma plume. Aujourd'hui pas de poème sur son bruit cristallin quand elle souille peu à peu la feuille immaculée par des rivières de mots, parce que cette touffe de poile montée sur bâtonnet et supergluée aux ailles des oiseaux en elle même n'a pas d'intérêt. Personnellement, j'ai pour habitude de les perdre, les casser, les oublier sous un coussin et d'en racheter une autre. La plume c'est un grand mot, avec tout un tas de symbolique, et moi je pourrais tout aussi bien dire "le clavier".
Mais ici, par plume entendez "écriture et dessin". Depuis mes dix ans donc ... Premier essais catastrophique, j'ai écris une phrase, ai butté dessus une semaine, avant de tout effacer. C'est fou comment moi, qui ne suis pourtant pas de nature persévérante, je peux m'être accrochée à mes histoires, à mon imagination, même à l'époque où les mots me manquaient cruellement, et que le monde autour de moi me détournait de ma feuille pour me forcer à rattraper en priorité le retard que j'avais sur les autres enfants de mon âge ...
Je crois que je n'aurais pas du me lancer dans la lecture des "confessions" de Rousseau. Ce n'est pas que j'ai franchement le choix, mais ça me fait commencer sur une note pas très joyeuse ! ^^
Je doute que beaucoup lissent cette article en entier, mais merci à ceux qui tiendrons jusqu'à ces lignes !